Calculs rénaux

J’ai un calcul, que dois-je faire?

J’ai une colique néphrétique

Douleur, le calcul fait souffrir. Douleur, sang dans les urines ou infection sont les principaux signes possibles associés à un calcul urinaire

Le calcul fait souffrir! Il est vrai qu’un calcul se manifeste le plus souvent par de la douleur. La douleur s’explique par le blocage du calcul dans les tuyaux qui conduisent les urines depuis le rein vers la vessie. L’obstruction entraine une dilatation brutale de ces conduits au-dessus (en amont). C’est cette dilatation (tension sur les parois des conduits) qui provoque la sensation de douleur. D’autres signes peuvent être présents : du sang dans l’urine, une infection des urines, avec ou sans fièvre. La douleur peut prendre différentes formes. La plus fréquente et connue est la crise de colique néphrétique : c’est une douleur brutale, violente, que rien ne calme sinon des médicaments puissants et adaptés à cette « crise ». Si la douleur venait à persister, alors une perfusion spéciale, au cours d’une hospitalisation, est indispensable. Peut s’associer à la douleur une envie de vomir ou un gonflement du ventre. Mais la douleur est parfois moins violente, survenant par période ou bien tout le temps, avec une impression plus ou moins précise d’un poids sur un côté du dos ou du bas du ventre avec éventuellement envie fréquente d’uriner (quand le calcul arrive vers la vessie). Donc douleur, sang ou infection sont les principaux signes (ou symptômes) possibles associés à un calcul urinaire.

  • Ce qu’il faut faire et vite
  • Aller en urgence consulter un médecin
  • Conseils boissons: limiter le plus possible le volume de boissons
  • Généraliste ou Urgentiste

Confirmation du diagnostic de colique néphrétique par:

On m’a découvert de manière fortuite un calcul dans le rein par imagerie sans douleur

Cependant, dans certains cas, aucun signe n’existe : vous êtes asymptomatique (sans symptôme) et parfois même pour de gros calculs. La découverte est alors fortuite (par hasard) faite au cours d’un autre examen radiologique. Cela justifie, dès votre premier calcul éliminé ou traité, la surveillance régulière par une imagerie radiologique (radiographie ou échographie le plus souvent) qui vous est prescrite à la recherche d’un nouveau calcul.

  • Médecin généraliste sans urgence
  • Urologue sans urgence
LABORATOIRE
  • Analyse du sang : vérification du bon fonctionnement des reins (créatinine dans le sang)
  • Urines : infections ?
RADIOLOGIE

Montre le lieu, la taille, la forme, la densité des calculs

Il en existe différentes types:

1- Radiographie d’abdomen sans préparation

C’est une radiographie simple de l’abdomen effectuée en position couché pour la recherche des calculs urinaires. Cette radiographie permettra de détecter, de localiser et d’estimer la taille des calculs seulement s’ils sont radio-opaques. Cet examen ne donne aucune information sur l’anatomie ou la perméabilité de la voie excrétrice, par conséquent  il doit le plus souvent  être couplé à un examen échographique ou tomodensitométrique.

2- Echographie

Echographie des voies urinairesL’échographie est une technique d’examen non irradiante, utilisant des ondes acoustiques (ultrasons) à haute fréquence. C’est un examen non invasif, qui peut être prescrit sans restriction. Cette technique permet de détecter les calculs au niveau des voies urinaires (environ une fois sur deux), mais ne donne aucun renseignement sur la nature du calcul. Par contre cet examen est extrêmement sensible pour évaluer les signes indirects d’obstruction de la voie urinaire par un calcul par la recherche d’une dilatation des cavités rénales, voire aussi urétérales.

3- Scanner

La tomodensitométrie (ou scanner) est à l’heure actuelle le moyen le plus sensible et le plus spécifique pour la détection, la caractérisation des calculs des voies urinaires. Il permet également de localiser très précisément le calcul lorsqu’il est effectué avec une injection de produit de contraste ; il s’agit alors d’un Uroscanner. C’est une technique d’imagerie médicale obtenue en soumettant le patient au balayage d’un faisceau de rayons X ; c’est donc un examen irradiant. Cependant cette irradiation peut être diminuée lorsque l’examen est réalisé dans des conditions techniques adaptées (basse dose d’irradiation). Si l’objectif est uniquement de préciser un calcul situé dans le rein, le scanner peut être uniquement centré sur les reins. Ainsi il est possible de limiter au maximum l’exposition aux rayons X. La répétition des scanners présente en effet un risque de surexposition aux rayons X. La prescription de cet examen doit donc être bien argumentée.

4- L’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM)

L’imagerie par résonance magnétique repose sur les propriétés magnétiques des atomes et plus particulièrement de leurs noyaux que l’on étudie grâce à un champ magnétique et une onde de radiofréquence. C’est une technique d’imagerie non irradiante, contre indiquée pour les patients porteurs de dispositifs biomédicaux (stimulateur cardiaque…) ou pour les patients porteurs de matériel métallique.L’application de l’IRM à l’imagerie de la voie urinaire, permet uniquement d’obtenir une imagerie de la voie excrétrice mais ne permet pas la détection des calculs. Il est donc essentiellement prescris en cas de contre-indication à la tomodensitométrie (insuffisance rénale, allergie à l’iode..), mais ne peut en aucun cas visualiser un calcul urinaire. Il est donc non indiqué a priori.

Gros calculs

Hospitalisation en urgence

Prise en charge par un Urologue

Pour les calculs plus gros, ou qui persistent en faisant obstacle, un traitement chirurgical doit être effectué par un Urologue. Le choix du traitement est établi selon les recommandations nationales. Ce choix dépend avant tout de l’endroit où se trouve le calcul, de sa taille et de votre anatomie. Bien sûr d’autres critères sont pris en compte (infection, médicamentsfluidifiant de sang, possibilité d’anesthésie …). L’Urologue doit vous informer des raisons du traitement que vous choisissez avec lui. Ayez quelques notions d’anatomie pour mieux comprendre les critères de choix.Dans votre ventre (que nous appelons Abdomen) se trouve tout le système de fabrication des urines et la tuyauterie qui les conduit vers l’extérieur. Les reins sont situés en haut et sur l’arrière du ventre. Il existe habituellement un rein à droite et un autre à gauche. Le rein mesure environ 12 cm de haut, de forme ovale, comme une mangue ou un gros avocat. Il est creux en partie. Les urines qu’il fabrique sont récupérées, à l’intérieur même du rein, par des tuyaux de 5 à 10 mm de diamètre appelés calices. Ces tuyaux se réunissent pour former le bassinet (20 mm de large environ). De là un tuyau fin de 4 mm de large, conduit les urines du rein vers la vessie : c’est l’uretère. Il mesure environ 20 cm de long. Les deux uretères arrivent donc à la vessie située derrière le pubis, en bas du ventre. La vessie est un réservoir des urines entre deux mictions.Ainsi les calculs peuvent se situer dans les calices, le bassinet, l’uretère ou la vessie. Exceptionnellement le calcul peut se bloquer entre la vessie et l’extérieur, dans l’urèthre de l’homme.

Les différentes techniques de traitement chirurgical

Récupération du calcul

  • Récupération chirurgicale par l’urologue
  • Analyse du calcul ou des fragments

Petits calculs
  • Sortie à domicile
  • Ordonnance pour la pharmacie

Récupération du calcul

  • Durée de la chasse au calcul dans les urines
  • Kit de récupération : filtre, gants…

Pharmacie

  • Anti-inflammatoires
  • Anti-douleurs

Comprendre pourquoi j’ai fabriqué un calcul?

Comprendre l’origine du calcul permet de prévenir les récidives ! Le calcul lui-même est le véritable disque dur de la fabrication.
Néphrologue

Rôle du néphrologue : c’est le médecin qui va préciser les causes (et ses conséquences) du processus lithogène, fixer des objectifs précis chiffrés à atteindre pour prévenir les récidives et protéger le rein. Il recherche le déséquilibre entre deux forces :  processus lithogène (« pro-calcul ») et force antilithogène (« anti-calcul »)

Les principes de la calculogenèse La concentration des urines anormalement élevée en certains éléments (calcium, urates, oxalates, phosphates, cystine…) favorise des cristaux qui peuvent évoluer en calculs ou lithiases.

  1. Sursaturation
  2. Précipitation de composés peu solubles calcium, acide urique, phosphates)
  3. Formation de cristaux
  4. Croissances cristallines
  5. Aggrégation des cristaux

Le néphrologue interroge le patient sur l’âge du début de la découverte du calcul, la fréquence des récidives, les antécédents familiaux, les pathologies associées, le mode de vie du patient…

Il existe des facteurs non alimentaires : génétique, anomalies anatomiques et/ou dérèglements hormonaux, autres pathologies médicales ou d’interventions chirurgicales…

 

 En quoi mon style de vie favorise- t-il  les lithiases ?

  • travail : de nuit, en atmosphère climatisée, sédentarité, station debout prolongée, disponibilité réduite des toilettes
  • transports : avion, RER, métro
  • perte de la notion de temps pour soi : Stress, nuits non réparatrices
  • Syndrome dépressif (pleurs et perte de la soif), sédentarité, surcharge pondérale/ diabète/lithiases
  • Manque de temps pour cuisiner, manger, se faire plaisir …
  • Ne pas prendre soin de soi, de son corps, de se faire du bien…

Le néphrologue prescrit les analyses biologiques sanguines et urinaires ainsi que les consultations de spécialistes

Bilan simpleBilan approfondi
Pour les patients dont les 1ers calculs apparaissent à l’âge adulte ou lorsque les récidives sont supérieures à 5 ansPour les patients avec une lithiase précoce, multiple, bilatérale ou récidivante, néphrocalcinose, anomalies métaboliques, perte d’un rein, insuffisance rénale, protéinurie, ostéoporose…
• Biochimiste
• Diététicien(ne)-nutritionniste
• Biochimiste
• Diététicien(ne)-nutritionniste
• Rhumatologue
• Généticien
• Gastro-entérologue
• Physiologiste rénal : test de charge calcique
• Centres de référence
• Urologue

Le néphrologue utilise tous les résultats spécifiques pour établir le diagnostic du processus de la fabrication des lithiases :

  • La chimie du calcul
  • La densité du calcul au scanner quand la chimie du calcul n’est pas connue
  • La cristallurie des urines
  • Le bilan biologique simple ou approfondi
  • Le bilan nutritionnel
  • L’ostéodensitométrie
  • L’avis de l’urologue
  • Les examens spécifiques : tests de charge calcique, tests génétiques…
Diététicien(ne) Nutritionniste

Le rôle du (ou de la) diététicien(ne)-nutritionniste en consultation est d’étudier les différentes possibilités nutritionnelles pour aider à chercher les causes et prévenir les récidives de lithiases.

Certains excès ou manques alimentaires entraînent un déséquilibre urinaire du calcium, du phosphate, de l’oxalate ou de l’acide urique qui peuvent favoriser les lithiases urinaires par un phénomène de cristallisation.

Le (ou la) diététicien(ne) interroge le patient sur ses habitudes alimentaires au niveau quantité, volume, fréquence et répartition sur la journée et la semaine. Il(elle) établit un bilan, fait un diagnostic diététique et il construit avec le patient des possibilités de changement alimentaire

Pendant la phase de diagnostic du processus de la lithogenèse, avant d’avoir la chimie du calcul, le (ou la) diététicien(ne) accompagne le patient en consultation individuelle ou en atelier collectif pour l’aider à mettre en pratique une alimentation variée, équilibrée, bien fractionnée sur l’ensemble de la journée, enrichie en nutriments anti-lithogènes et contrôlée en nutriments lithogènes

Prise en charge nutritionnelle des patients avec des lithiases urinaires

  • Vous venez d’avoir une crise de coliques néphrétiques ?
  • On vous a découvert fortuitement des calculs ou lithiases urinaires ?
  • Vos lithiases récidivent régulièrement

Ce chapitre va vous être très utile !

Nous allons voir ensemble les différentes possibilités nutritionnelles pour aider à chercher les causes et prévenir les récidives de lithiases.

Certains excès ou manques alimentaires entraînent un déséquilibre urinaire du calcium, du phosphate, de l’oxalate ou de l’acide urique qui peuvent favoriser les lithiases urinaires par un phénomène de cristallisation.

De par nos habitudes alimentaires actuelles et notre manque de connaissances nutritionnelles, nous devrions tous faire des lithiases…La réalité est tout autre.

Il existe des facteurs non alimentaires qui augmentent le risque de cristallisation.

Des facteurs non alimentaires …. Oui mais quels sont-ils ?

Ils appartiennent à la génétique, aux anomalies morphologiques rénales et/ou aux dérèglements hormonaux. Ils peuvent être aussi la conséquence de pathologies médicales ou d’interventions chirurgicales.

Notre quotidien émotionnel, social et professionnel joue aussi un rôle : le manque de sommeil, des conditions de travail difficiles ou un stress constant peuvent favoriser la fabrication des calculs.

La prise en charge nutritionnelle des patients lithiasiques s’effectue en deux phases :

1°) Etablir le diagnostic du processus lithogène

La modification de nos habitudes alimentaires pour acquérir un équilibre nutritionnel est indispensable à la recherche des facteurs non alimentaires des lithiases.

2°) Prévenir les récidives

Pendant ces deux phases, l’alimentation est primordiale et son adaptation fait partie intégrante du traitement.

Tous les calculs n’ont pas le même traitement.  Un traitement inadapté peut avoir des conséquences contraires aux attentes de guérison.

recommandations diététiques pour les patients lithiasiques
Calcul récupéré

Le « disque dur » a été analysé

Calcul non récupéré
  • Laboratoire: cristallurie des urines et Urines des 24 h
  • Radiologie: densité du calcul au scanner
  • Âge du début de la découverte du calcul
  • 2ème moitié de vie: Désordres hygiénodiététiques
  • 1ère moitié de vie: chercher désordres innés  du métabolisme
  • Médecin généraliste
  • Urologue
  • Néphrologue
Chimie du calculBilan sanguin et urinaire Causes
Whewellite ou oxalate de calcium monhydratéTrop d’oxalate par litre d’urines (hyper concentré)
Trop d’oxalates par 24 h (hyperoxalurie de débit)
Apport insuffisant de boissons

Apport alimentaire inadapté
Digestive
Génétique
Weddellite ou oxalate de calcium dihydratéTrop de calcium par litre d’urines

Trop de calcium par 24 h
Apport insuffisant de boissons

Absorption intestinale supérieure
« Fuite osseuse » de calcium
Fuite rénale de calcium
Acide urique formés dans le reinTrop d’acide urique par litre d’urines
Trop d’acide urique par 24 h

pH urinaire acide, inférieur à 5,5
Apport insuffisant de boissons
Apport alimentaire inadapté
Génétique
Insulinorésistance, Obésité, Diabète
Digestive
Acide urique formés dans l vessie
Obstacle à la vidange de la vessie (le plus souvent prostate augmentée de volume
Struvite ou
Phospho Ammmoniaco Magnésien

Bactéries dans les urinesInfections urinaires
Brushite ou phosphate de calciumTrop de calcium et/ou de phosphates dans les urinesHyperparathyroïdie
Carbapatite ou
Phosphate de calcium
Trop de calcium et/ou de phosphates dans les urines
pH supérieur à 6,5
Infections urinaires
Cacchi Ricci
CystineTrop de cystine par litre d’urines
Trop de cystine par 24 h
pH inférieur à 8
Cystinurie

Que faire pour éviter les récidives

Lithiases de concentration

Trop de calcium dans les urines

Trop d’oxalates dans les urines

Trop d’acidité urinaire

Cacchi Ricci

Les recommandations ciblées pour prévenir les récidives de lithiases chez les personnes avec un Cacchi Ricci:

  • Diluer les urines sur l’ensemble des 24 h
  • Surveiller le pH urinaire afin d’être le plus proche de 6
  • Pratiquer une alimentation variée, fractionnée et adaptée sur l’ensemble de la journée
  • Pratiquer régulièrement une activité physique
  • Suivi médical
  • Trousse de médicaments d’urgence

Pour en savoir plus, adhérez à LUNNE et découvrez les recommandations détaillées dans l’onglet « adhérents »

Hypoparathyroïdie

Cystinurie

  • Limiter les apports en protéines (objectif d’urée urinaire aux alentours de 380mmol/L/j)et en sel (objectif de natriurèse < 100 mmol/j)
  • Resolubiliser la cystine les urines :
        • Diluer les urines > 3L/j voire 3.5L/j
        • Diluer les urines > 3L/j voire 3.5L/j
        • Diluer les urines pour avoir une densité urinaire <1010 sur toutes les urines
          diluer les urines de la nuit en rebuvant lors de la miction nocturne
        • Diluer les urines : réveil nocturne vers 2-3h, ne pas rester sans uriner plus de 3h en journée. Densité des urines matinales optimale < 1010.
        • concentration des urines du lever en créatininurie<8mmol/L
  • Alcaliniser les urines : l’objectif est le pH entre 7,5 et 8.

Mesures préconisées:

  • Surveillance par calendrier mictionnel du pH afin de favoriser l’auto-évaluation (hebdomadaire au départ). Minimum mensuel. Venir avec au ateliers « cystinurie »
  • Une alimentation diversifiée, équilibrée, riche en légumes, alcalinisante (indice PRAL bas) : conseils donnés. Envoi des abaques des indices PRAL des différentes classes d’aliments (par Eve BERGEZ chercheuse en nutrition-santé qui a fait une étude chez les personnes cystinuriques)
  • et une dilution d’un citron pressé dans un litre d’eau du robinet à boire tout au long de la journée. Les gélules de bicarbonates sont remplacées par de la Salvetat  moins riche en sel et à l’indice PRAL plus intéressant.

Journée nationale organisée avec l’AIRG en 2016 Marseille

Pour découvrir les  autres recommandations pour prévenir les de cystine adhérez à l’association LUNNE….

Maladies inflammatoires digestives

Chirurgie de l’obésité

Questions les plus fréquentes

Puis-je continuer à travailler ?

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Est-ce que je dois boire ?

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